Un pagne kente n’a pas seulement une couleur. Il a un nom. Et derrière ce nom, le plus souvent, un proverbe.

Des bandes étroites, cousues bord à bord

Le kente ne se tisse pas en grande largeur. Il se tisse en bandes étroites sur un métier à pédales, puis les bandes sont cousues bord à bord. Il en faut traditionnellement une douzaine pour composer un vêtement d’homme. C’est ce montage, et le léger décalage d’une bande à l’autre, qui produit le damier irrégulier qu’on reconnaît de loin.

Bonwire, et une toile d’araignée

La tradition asante situe la naissance du kente à Bonwire, dans la région ashanti du Ghana actuel, sous le règne de Nana Oti Akenten au dix-septième siècle. Un autre récit raconte que deux hommes de Bonwire auraient copié la toile d’une araignée. Les Ewe, venus du golfe du Bénin au seizième siècle, ont développé leur propre version autour de Keta, avec une technique à double tissage.

Mug Royal Geometry, motif tissé géométrique

Chaque motif porte un nom

On choisit un kente autant pour son nom que pour ses couleurs. Ces noms viennent de proverbes, de chefs, d’événements, de plantes. Adweneasa se traduit à peu près par « j’ai épuisé mon savoir-faire » : c’est un motif si dense qu’il réclame trois lisses au métier. Côté couleurs, l’or dit la royauté et la richesse, le bleu la paix, le vert le renouveau, le blanc la purification, le rouge le sacrifice.

Le mug qui en descend

Royal Geometry reprend cette logique de bandes qui se répètent et se décalent. Le motif fait le tour complet de l’objet, sans début ni fin visible, comme une bande de tissage qu’on aurait refermée sur elle-même.

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